Un nettoyage monumental a débuté, la semaine passée, dans le stade panathénaïque, à Athènes, monument mythique de l'histoire du sport. Car c'est ici qu'est organisé, tous les quatre ans, la cérémonie de passation de la flamme olympique. Entièrement construit de marbre blanc, le stade avait alors été reconstruit pour l'occasion. "Nous l'appelons Kallimarmaro parce qu'il est fait du marbre le plus fin, le meilleur qui ait jamais été produit.

Nous sommes très fiers de lui", déclare Isidoros Kouvelos, président du Comité olympique hellénique. "Il fallait le nettoyer de tout ce qui s'est accumulé au fil de toutes ces années. "Chewing-gums, talons et sodasLes équipes interviennent sur les 47 rangées de gradins du stade, en utilisant des pulvérisateurs qui projettent de l'eau pure sous une pression contrôlée et faible.

Les travaux de nettoyage mettent ainsi au jour les marques laissées sur le monument historique par le temps, les conditions météorologiques et les millions de visiteurs. Les équipes utilisent également de la vapeur pour retirer les résidus de chewing-gum, qui ont noirci avec le temps. "L'objectif du nettoyage n'est pas de rendre tout parfaitement blanc. Il s'agit d'éliminer les polluants et les premières couches de matière organique qui s'accumulent en surface.

Les mauvaises herbes et, plus largement, la végétation constituent un sérieux problème pour les monuments, car elles se développent et se propagent. Au fil des travaux, l'éclat originel du stade réapparaît progressivement. Outre le nettoyage, le Kallimarmaro bénéficie également d'une nouvelle piste, d'un éclairage modernisé et de nouveaux équipements de soutien.

Le projet est financé de manière privée par une société de navigation maritime et supervisé par le Comité olympique hellénique avec l'orientation des experts du ministère de la Culture.