Le roi Léon étend encore son royaume. Aligné pour la première fois dans une compétition internationale sur le 400 m nage libre, Léon Marchand a fait sensation en dominant tous ses concurrents en finale, dimanche 16 août à Saint-Denis. 🏊 #Paris2026 | 👑 LÉON MARCHAND MARQUE UN PEU PLUS L'HISTOIRE !

com/9Fy5b6LHCD— francetvsport (@francetvsport) August 16, 2026 Médaillé d'argent avec le relais 4x200 m nage libre masculin, puis champion d'Europe pour la première fois avec une marge impressionnante sur le 200 m papillon, le quadruple champion olympique décroche sa troisième médaille dans ces championnats à domicile, la deuxième en or en deux épreuves individuelles.

Léon Marchand donne une leçon aux spécialistesEmpêché de concourir en brasse et en 4 nages en raison d'une lésion encore convalescente à l'adducteur, le "roi Léon" a réussi avec brio son virage vers la nage libre.

Mais sans expérience à ce niveau sur le 400 mètres, avec le quatrième temps des séries et face aux cadors allemands Oliver Klemet, multi-médaillé mondial et européen sur les épreuves de fond en eau libre, et surtout Lukas Märtens, recordman du monde, champion du monde et champion olympique en titre de la distance, Léon Marchand ne s'avançait pas vraiment en favori.

Audacieux, le Toulousain a joué sur ses qualités de vitesse et de puissance pour partir en tête dès la première longueur, basculant même avec près d'une seconde d'avance à l'issue du premier aller-retour. Comment trouver les mots pour qualifier les performances de Léon Marchand ? Titré la veille sur le 200 mètres papillon, le Français a encore étalé toute sa classe sur un format inédit pour lui. Mais il en faut plus pour l'impressionner.

Encore seul au monde, le tricolore a triomphé sur le 400 m nage libre où il n'a fait qu'une bouchée de la concurrence. Une nouvelle prestation pour les manuels d'histoire. 5min Le plus dur restait à faire face aux spécialistes des courses au long cours. Mais Léon Marchand n'a jamais fléchi, reprenant inlassablement chaque mètre perdu à la nage grâce à ses coulées toujours aussi longues et profondes.

A l'arrivée, le quadruple champion olympique a conservé sa seconde d'avance sur ses plus proches poursuivants, le tout jeune Oliver Papai (16 ans) et l'épouvantail Lukas Martens (24 ans), pas au sommet de sa forme. De quoi valider son pari, ajouter un titre à son immense palmarès et surtout, lui ouvrir de belles perspectives en crawl, pourtant pas sa nage favorite, en vue des Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles.