Les députés de la Douma d’État ont adopté fin juillet une loi privant les Russes exilés pour des raisons politiques de plusieurs droits, comme celui d’accéder aux services consulaires à l’étranger. Promulgué le 4 août par Vladimir Poutine, le texte entend accentuer la marginalisation des citoyens dissidents, observent les médias russes indépendants.

L’ambassade de Russie à Berlin, en Allemagne, le 29 avril 2026. PHOTO MARKUS LENHARDT/DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris Dans ses pages, le quotidien pro-Kremlin Izvestia rapporte l’adoption d’une nouvelle loi en reprenant son intitulé officiel, à savoir “l’introduction de restrictions temporaires pour les citoyens résidant à l’étranger qui se soustraient à une sanction pénale ou administrative”. Le journal en exil The Moscow Times en fait une présentation tout autre : ces restrictions “draconiennes” visent les Russes “condamnés par contumace pour des accusations politiques”. Le média cite, entre autres, “le non-respect de la loi sur les ‘agents de l’étranger’, la participation aux activités ‘d’organisations indésirables’, la ‘discréditation’ des forces armées, les appels à l’adoption de sanctions [contre la Russie] ou à la ‘violation de l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie’”.

Le ministère russe de la Justice va ainsi constituer une liste des personnes concernées, informe The Moscow Times , qui énumère les organismes auxquels cette base de données sera transmise – au ministère de l’Intérieur, aux services de renseignement du FSB, au Service fédéral des huissiers de justice ou encore à l’administration fiscale.

Adoptée par la Douma, la chambre basse du Parlement russe, puis par le Conseil de la Fédération – la chambre haute –, la loi a été validée par Vladimir Poutine le 4 août. Elle

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