Le parquet hongrois a perquisitionné, mardi 21 juillet, des locaux abritant les données de communication du Fidesz, le parti de l'ex-Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, en raison de soupçons de corruption en lien avec l'utilisation de fonds destinés à la culture.
Plus tôt, le Fidesz avait annoncé que des perquisitions étaient en cours dans le centre de données qui héberge ses serveurs, dans un communiqué publié sur Facebook, dénonçant "une tyrannie [qui] a atteint un nouveau niveau". Depuis sa victoire aux législatives d'avril, le Premier ministre conservateur et pro-européen Peter Magyar a promis de tourner la page du régime illibéral mis en place par Viktor Orban.
Six personnes déjà écrouées dans cette affaireAucune indication n'a été donnée sur le site perquisitionné. Depuis les élections législatives, de nombreuses accusations ont surgi concernant le fonctionnement du NKA. L'acteur Aron Molnar a ainsi publiquement affirmé qu'il fonctionnait comme une agence de paiements gérée par l'Etat au service du premier cercle du Fidesz.
Le mois dernier, six personnes, dont Balazs Bus, membre du Fidesz et ancien vice-président du NKA, ont été mises en examen pour détournement de fonds et placées en détention dans ce dossier. Après avoir ouvert une enquête, l'administration fiscale a conclu que la direction du NKA avait accordé 1 079 subventions, pour un montant total de plus de 17 milliards de forints (47 millions d'euros), en violation des règles, selon un précédent communiqué du parquet.






