Elle est l'une des plus de 80 communes françaises touchées : perchée à 900 mètres d'altitude au cœur du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, Le Soulié connaît une panne sèche depuis la mi-juillet. Trois hameaux sur les neuf que compte le village doivent être ravitaillés en eau potable en raison de la sécheresse .

"Depuis le bourg principal où nous avons un forage, il nous faut emmener une citerne pour réalimenter les réservoirs des hameaux trois à quatre fois par semaine. D'habitude, ces ruptures interviennent en fin d'été, voire en début d'automne", détaille Pierre Bailly, le maire du Soulié.

Résultat : un débit parfois capricieux pour les habitants – au nombre de 145 l'hiver mais bien plus nombreux l'été en raison des nombreuses résidences secondaires – ainsi qu'une inquiétude grandissante chez les agriculteurs et les éleveurs dans cette région aux prairies brûlées par le soleil et aux cours d'eau à sec .

Six cents kilomètres plus au nord, en Bourgogne, Quincy-le-Vicomte vit aussi au rythme des rotations d'un camion-citerne, deux à trois fois par semaine depuis le début de l'été. "Pour le moment, on a de l'eau en continu et le débit est normal. Après, on fait attention, on coupe le robinet dans la douche quand on se savonne et on ne tire pas d'eau bêtement quand on fait la vaisselle", raconte Jérôme, chaudronnier dans ce village de Côte-d'Or.

Même situation exceptionnelle à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace), qui pour la première fois est contrainte d'avoir recours à un camion-citerne pour alimenter son réseau.