Un camion rempli d'explosifs a explosé, dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, près d'un commissariat de police dans la ville colombienne de Cucuta, faisant au moins 11 blessés, selon le maire de la ville, six jours avant l'investiture du président élu Abelardo de la Espriella, pro-Trump.
Abelardo de la Espriella, figure de l'extrême droite, prendra ses fonctions le 7 août dans la ville de Cali, en remplacement de Gustavo Petro, le premier président de gauche de l'histoire du pays. Les lieux de l'explosion, à Cucuta, en Colombie le 1er août 2026. (SCHNEYDER MENDOZA / AFP) Un bâtiment endommagé par l'explosion du camion à Cucuta en Colombie, le 1er août.
Une stratégie politique risquée, selon les expertsSoutenu par les Etats-Unis, Abelardo de la Espriella a promis d'intensifier la lutte contre les guérillas et les cartels de la drogue dans le pays, premier producteur de cocaïne au monde. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 7 août, a donné un délai d'un mois à tous les criminels du pays pour se rendre et a promis des campagnes de bombardements massifs contre les puissants cartels de la drogue.
Des experts ont mis en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de soixante ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale. La campagne électorale colombienne a d'ailleurs déjà été marquée par la violence politique par le passé.
En 2025, le candidat à la présidence de la République et sénateur de droite Miguel Uribe Turbay avait été abattu lors d'un meeting à Bogota.






