La peine prononcée mardi 7 juillet en appel contre Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires du FN est "assez faible", estime, mardi sur France Inter, Inès Bernard, déléguée générale de l'association de lutte contre la corruption Anticor. À lire aussi "Une privilégiée", "elle est face à ses responsabilités"...

Les réactions politiques à la condamnation de Marine Le Pen en appel La cheffe de file de l'extrême droite, jugée coupable en appel de détournement de fonds publics et complicité, a vu sa peine de première instance (quatre ans de prison dont deux ferme et cinq ans d'inéligibilité) réduite à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, ainsi qu'à 15 mois d'inéligibilité ferme déjà purgés.

Elle effectuera l'année de prison ferme sous bracelet électronique, mais les modalités de cette détention à domicile doivent encore être déterminées par un juge d'application des peines. Marine Le Pen "était l'instigatrice""La justice est passée, ce qui semble être une bonne chose", a estimé Inès Bernard. "Il faut rappeler que la culpabilité des prévenus a été confirmée par cette cour d'appel. La cour a rappelé la gravité des faits.

Nous sommes sur un système organisé de détournement de plusieurs millions d'euros du Parlement européen, et dont Marine Le Pen était l'instigatrice". Cependant, selon la déléguée générale de l'association de lutte contre la corruption, "c'est une peine qui ne semble pas très importante par rapport à celle qui avait été prononcée en première instance. Les condamnations sont faibles, notamment la peine d'inéligibilité qui est d'ores et déjà purgée".